Quelle polyglotte suis-je ?

Je trouve triste de reconnaître qu’aujourd’hui je ne suis capable de mener une conversation qu’en français et en anglais. Bien sûr je peux me débrouiller en allemand, italien et swahili, mais mon premier réflexe sera de demander à mon interlocuteur s’il ne préfère pas l’anglais.
J’ai toujours été entourée de personnes bilingues ou ayant grandi dans un contexte pluriculturel. Ainsi au collège mes meilleures amies étaient franco-anglaise et franco-turque. Du coup j’étais capable de chanter plusieurs hits en turc, de lire un texte (sans rien en comprendre) et de dire quelques phrases.
Au lycée, mes meilleurs amies étaient françaises, mais ce n’est probablement pas un hasard si aujourd’hui l’une d’elle est prof d’anglais. L’exception était une franco-polonaise avec qui, devinez quoi, j’ai appris un peu de polonais. Une langue de fou, rien de moins. Beaucoup trop de voyelles et de déclinaisons. Pendant longtemps je n’ai retenu que les insultes. C’est aussi l’époque où j’ai découvert l’utilité de parler anglais grâce à deux australiennes logées chez moi, et d’une américaine en séjour linguistique dans ma classe.
L’un de mes premiers petits vrais petits copains était franco-slovaque. Comme c’était sérieux entre nous et que toute sa famille vivait en Slovaquie, j’ai appris le slovaque. Mais j’étais moins enthousiasme que pour le polonais, d’ailleurs les deux langues se ressemblent trop.
Et en tant que fille au-pair j’ai travaillé avec des enfants bilingues, puis des enfants trilingues.
Pendant ce temps-là en contextescolaire j’ai appris l’anglais, l’allemand et l’italien (je vous épargne le latin et le grec ancien, probablement les plus mauvaises notes de toute ma vie).

Lorsque je suis tombée amoureuse de l’Afrique sub-saharienne, je me suis lancée dans le yorouba. Malheureusement entre nous cela n’a pas fonctionné. Du coup c’est le swahili qui a fait mon bonheur. J’ai ainsi obtenu une licence de swahili !
En parallèle j’ai commencé à m’essayer au japonais mais en auto-didacte avec des hauts et surtout des bas.

J’ai même tenté d’apprendre le kirghiz (avant que tout le monde ne me le déconseille, mais l’expérience m’a prouvé que j’aurai du m’y mettre, au moins un peu). Et je rêve de connaître la langue des signes.
Qu’on se rassure, j’ai quand même un blocage avec quelques langues, blocages totalement inexplicables. C’est une question de feeling, mais mon cerveau refuse l’espagnol, le russe et le yorouba (liste à compléter au fur et à mesure de mes découvertes).

Malheureusement il est plus facile d’apprendre une langue que de l’entretenir. Et aujourd’hui je ne sais plus dire grand chose. Je rêve toujours d’être polyglotte. Non pas bilingue (aucun intérêt), mais polyglotte, c’est à dire avoir un niveau suffisant dans plusieurs langues différentes pour discuter avec toutes ces personnes qui ne parlent correctement que leur langue maternelle. Mais je manque de sérieux pour entretenir les langues déjà acquises et je n’ose pas parler autrement qu’en français avec des étrangers de peur de…

Et vous, quelles langues parlez-vous ? ou plutôt quelles langues avez-vous appris et quelles sont celles que vous utilisez encore aujourd’hui ?

9 commentaires Ajoutez les votres
  1. Etre bilingue est déjà un sacré avantage 😉 Chez nous, nous avons appris la langue des signes quand Arthur était bébé. Je dois avouer par contre que ce n’est pas facile à placer en voyage 😉

    1. Faut pas parler si vite, nous avions fait la langue des signes avec Nine bébé. Et au Japon, je me suis retrouvé à demander mon chemin à une personne qui s’est révélé muette. Je suis ai signé le « merci » de la langue des signes françaises et il a été très touché !
      Bon, ça ne m’est arrivé qu’une seule fois par contre…

  2. Français (langue maternelle), allemand (école puis vie en Allemagne) et anglais (4 ans d école mais surtout beaucoup de littérature et de film j ai un meilleur niveau que l’allemand ironiquement alors que je parle cette langue avec mon mari!)

    J’ai appris l italien et le latin a l école mais jamais repratiqué depuis. Je pense que je pourrais encore m en sortir dans la rue en italien, ça m est déjà arrivé mais il y a quelques années maintenant.

    J’ai fait des cours de langue des signes suisse/française et allemande mais les 2 fois j ai du arrêter avant d avoir un bon niveau (accident et bébé). Je sais coder le LPC par contre mes amis sourds utilisant les deux.

    J’ai aussi fait 6 mois de suédois et un tout petit peu de norvégien, je continuais a apprendre un peu seule mais puisque nous avons finalement décider d émigrer autre part, j’ai mis ça un peu entre parenthèse (aussi a cause des naissance de bébé2 mais si j étais plus motivée je le ferais)

    Ah et j’ai eu une période apprenons les langues du Seigneur des Anneaux ado 😀 mais tout oublié je sais juste encore écrire mon nom en quenya ^^

      1. Langage parlé complété , il s’agit de coder avec une main les sons prononcé tout en parlant. Cela facilite énormément la lecture sur les lèvres.

        A vrai dire je sais uniquement coder et non pas decoder car mon principal interlocuteur de l’époque ne codait pas lui-même puisque je le comprenais bien quand il parlait.
        Je suis vraiment enthousiaste par cette méthode et l’utiliserait si un de mes enfants se révélait sourd. Ça évite de pratiquer la langue des signes avec lui si on ne la connait pas avant et permet d’utiliser sa langue maternelle. Ça facilite aussi grandement l’apprentissage des langues étrangères pour eux et la possibilité de suivre les cours à l’école de manière classique (enfin oui et non, la où j’ai grandit il y a donc des codeurs qui viennent répéter le cours en codant en direct, j’imagine bien que ce n’est pas le cas partout).
        Évidemment en complétant ça avec des cours de langage des signes, et si possible des contacts avec d’autres sourds, ce serait quand même dommage qu’il ne puisse pas communiquer avec eux, si eux même ne codent pas (ce n’est pas très répandu quand même et j’ai l’impression quasi inconnu en Allemagne par exemple).

        En plus coder s’apprend très très facilement (décoder nettement plus de temps) donc l’enfant peut plus facilement communiquer avec ses camarades

        Oui je suis enthousiaste 😀

        1. J’aime les coïncidences. Je viens de terminer un article qui sera en ligne vendredi regroupant diverses ressources pour s’initier en famille à la LSF. J’ai déjà lu sur le langage parlé complété mais je n’avais jamais eu le sigle ni même cette version (on m’a parlé de français complété). C’est effectivement très intéressant. Mais as-tu vu le reportage de l’Oeil et la main sur ce couple qui a créé une assos pour permettre aux entendants d’apprendre la LSF, pour créer des ponts entre entendants et sourds et permettre donc aux enfants sourds d’utiliser pleinement cette langue même avec des parents entendants.
          C’était très intéressant et j’y pense car tu évoques l’idée de ce que tu ferais avec un enfant sourd.

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