Une journée en famille à Édimbourg

Nous n’avions qu’une journée pour découvrir Édimbourg et la météo n’était même pas en notre faveur. Peu importe, emmitouflé comme en hiver et avec des parapluies dans chaque sac, nous étions prêt. J’ai constitué notre itinéraire en me référant à plusieurs blogs listant les incontournables de la capitale écossaise. Il n’y manque qu’une assiette de haggis, mais je préfère les baked papatoes…

Un départ en douceur
Arrivée à Édimbourg par le train, nous descendons à Waverley et suivons la sortie Princes Street. Je distingue ce qui me semble être un clocher d’église. C’est en réalité notre première étape, le Scott Monument, un énorme truc, sombre et tarabiscoté, construit quelques années après la mort de Walter Scott pour célébrer l’œuvre de l’écrivain (auteur d’Ivanohé). Il paraît que c’est le plus grand monument dédié à un auteur… je veux bien le croire.

Juste en face se trouve Jenners, centre commercial local surnommé « Harrods of North ». Que les fans de la vie londonienne soient prévenus, le magasin est finalement petit et ne propose rien d’original. Même l’étage dédié aux souvenirs écossais est moins intéressant que les petites boutiques de cadeaux que l’on trouve partout. L’architecture vaut quand même un rapide coup d’œil. Et au rayon jouets les enfants peuvent faire une pause ludique avec un bac de Lego. En fait, je pense que c’est une solution de secours très pratique en cas de pluie…

Jenners, Édimbourg - avril 2014
Jenners, Édimbourg – avril 2014

Pause déjeuner
Nous passons par-dessus les voies ferrées pour rejoindre The Royal Mile et la vieille ville. Les cafés, pubs, kebabs et restaurants italiens sont nombreux. Il y en a pour toutes les bourses et tous les goûts. En cette saison, je trouve qu’il y a bien trop d’adolescents français avec un sandwich à la main. Peu importe, pour nous ce sera restauration rapide chez un cuistot bulgare : baked papatoe, bacon roll et glace à la menthe avec pépites de chocolat. Un repas équilibré et riche comme il en faut pour survivre au froid hivernal (9° c’est trop froid pour moi!).

Après-midi culturel
Nous remontons la route tranquillement la route en direction du château.
Sur le chemin nous faisons une halte dans la cathédrale St Gilles. L’entrée est composée d’un vitrail assez surprenant par rapport à l’ensemble de la cathédrale. Celui-ci date de 1985 et est dédié au poète Robert Burns.

Cathédrale Saint Gilles, Édimbourg - avril 2014
Cathédrale Saint Gilles, Édimbourg – avril 2014

Pas de visite du château pour nous par contre : le prix nous semble scandaleux (16£, presque 20€ par personne). Deux photos plus tard, nous revenons légèrement sur nos pas pour tourner dans George IV Bridge. Nous nous mettons rapidement au chaud dans le National Museum of Scotland. Un grand musée, ludique, moderne et gratuit.
Après un coup d’œil au plan, nous décidons de consacrer notre visite à l’espace « monde naturel » pour permettre à Nine (2 ans et demi) d’en profiter un maximum. Au 5e étage une pièce est dédiée aux enfants pour leur permettre de déterrer des os de dinosaures ou de deviner un animal en touchant son pelage. A regarder les gens qui nous entourent, je n’arrive pas à savoir qui s’amuse le plus : les enfants ou les adultes…
Nous faisons une rapide incursion dans la partie anthropologique du musée, car la salle dédiée aux arts proposent des instruments de musique à essayer. Nous regrettons de ne pouvoir faire un tour dans la section dédiée à l’Écosse, mais après presque deux heures de balades, jeux et découvertes il est important de passer à autre chose. C’est toujours un peu frustrant de visiter un musée en famille, mais j’en connais une qui est ravie, qui a eu sa photo devant l’éléphant de la galerie et qui repart avec un bébé mammouth tout doux.

National Museums of Scotland, Édimbourg - avril 2014
National Museums of Scotland, Édimbourg – avril 2014

L’heure du goûter approche, nous retournons vers George IV Bridge pour prendre une photo du brave Greyfriars Bobby. Ce chien a l’honneur d’avoir une statue qui lui est dédié en remerciement de son dévouement auprès de son maître dont il a gardé la tombe pendant 13 ans (jusqu’à sa propre mort en fait). Le cimetière est question est juste derrière la statue (Greyfriars Kirkyard) et l’on dit qu’il s’agit du lieu le plus hanté d’Europe voir du monde… C’est surtout un joli parc avec vue sur la vieille ville.

Greyfriars Bobby, Édimbourg -avril 2014
Greyfriars Bobby, Édimbourg -avril 2014
Greyfriars Kirkyard, Édimbourg - avril 2014
Greyfriars Kirkyard, Édimbourg – avril 2014

Édimbourg, lieu de naissance d’Harry Potter
A 100 mètres du cimetière se trouve l’un des lieux qui nous était incontournable : The Elephant House. Le lieu est devenu célèbre grâce à JK Rowling. Ian Rankin et Alexander McCall-Smith ont également fréquenté les lieux. C’est dans la petite salle du fond que JK Rowling venait régulièrement s’installer pour écrire le début des aventures d’Harry Potter. Un passage aux toilettes, permet de se faire une petite idée du nombre de personnes qui ont été touchées par cette série. En plus le chocolat chaud et les cookies sont plutôt bon, les prix sont corrects et on a une vue sur le château d’Édimbourg.

Pour finir notre journée tranquillement, nous choisissons de passer dans Grassmarket, une rue qui propose une ambiance de village, avec une grande place et des petits commerces chics. Il y a même une librairie totalement dédiée aux travaux de Steiner (un pédagogue au même titre que Maria Montessori par exemple).
Nous passons derrière le château pour rejoindre le West Princes Street Gardens et ainsi retourner à la gare. Cette fois-ci il pleut vraiment, mais les promeneurs sont encore nombreux. Nous n’apercevons plus du tout le château qui disparaît dans la brume. Une journée idéale pour faire une balade sur le thème des fantômes et de l’horreur…

Château d'Édimbourg - avril 2014
Château d’Édimbourg – avril 2014

Mon namoureux est sous le charme de la ville (qu’il connaissait déjà) et se voit bien y vivre. De mon côté, j’ai eu l’impression de ne voir que la facette touristique et j’aimerai bien en savoir plus sur la vie locale et les quartiers moins touristiques. Nine a vu un éléphant, une girafe et un hippopotame (même empaillés, elle adore ça) et a mangé une glace : les ingrédients essentiels pour une agréable journée.

Alors, tentés par une découverte de la capitale écossaise ?

10 commentaires Ajoutez les votres
  1. J’ai adoré Edimbourg que j’ai visité à peu près sous le même temps que toi!!!!
    J’y retournerai rien que pour le plaisir d’être au chaud dans un pub!

    1. Je n’ai pas eu l’occasion de me poser dans un pub car j’adore trop les salons de thé. C’est toujours mon problème au Royaume-Uni, pas assez de jours et d’argent pour faire les pubs et les salons de thé !

  2. Moi je suis hyper tentée !
    Ca fait longtemps que je rêve de visiter l’Ecosse.
    J’espère trouver le temps d’y aller très bientôt 🙂
    Dommage pour le château… C’est clair que presque 20 euros par personne pour une visite ça fait franchement cher, surtout avec des enfants !
    Merci pour ton article !

    1. Les billets depuis la France sont un peu cher, mais en surveillant du coin de l’oeil (ou en prenant le bus, gloups), c’est tout de suite possible de se faire un agréable long week-end. Enfin il faut bien choisir la saison quand même.

  3. J’ai un peu honte, ça fait 4 ans que je vis en Angleterre et je n’ai toujours pas pris le temps d’aller visiter Edimbourg, ni les reste de l’Ecosse. Je compte y aller cette année quand même. Du coup on dirait que ça t’a plus ton séjour là-bas? Niveau coût de la vie ça donne quoi? Il paraît que c’est moins cher qu’en Angleterre (pas de mal à faire moins cher en même temps!)

    1. Je ne peux pas comparer le niveau de vie avec l’Angleterre pour le moment, car nous n’y serons que dans quelques jours. Dans l’ensemble je trouve que ça ressemble assez à la France (que j’ai quitté il y a 7 mois, donc c’est également un peu faussé).
      Mais sinon c’est sympa. On regrette juste de ne pas avoir eu les moyens de faire une petite excursion de quelques jours dans le nord nord de l’Ecosse. Mais c’était ça ou Cardiff et j’ai choisi Doctor Who.

  4. ta brume m’y fait penser : quand j’y était allée (dans une famille, souvenir d’ado français avec des sandwichs:p) on m’avait dit : quand on ne voit pas Edimbourg c’est qu’il pleut et quand on voit Edimbourg, c’est qu’il va pleuvoir… je ne te remercie pas de m’avoir donné envie de retourner en Ecosse! 🙂 (bon faut dire c’est pas dur, en ce moment si ma fille chante à la pêche aux moules j’ai une furieuse envie d’aller à St malo..)

    1. Lors de notre rapide passage entre 2 trains, nous avons eu un magnifique soleil (et des écureuils), mais finalement je suis contente de ne pas être restée trop longtemps pour vérifier ton proverbe.

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