Kalamata, la pire étape de notre voyage

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Il en fallait au moins une. Une ville où rien ne se déroule comme on le souhaiterait. Kalamata était la ville que nous attendions avec impatience, entre possibilité de revoir une amie qui y vit, une plage pour se détendre et une météo clémente.

Kalamata (2)L’amie, la plage et le soleil était au rendez-vous dès notre arrivée. Mais pour le reste, je ne sais s’il s’agit d’un choc culturel, mais j’ai envie de dire que la présence d’un aéroport est monté à la tête des habitants locaux.

Ainsi on m’a parlé de la bonne santé touristique de la ville, alors que tous les cafés en bord de plage étaient désertés. J’ai visité des « palais » à la situation idéale, comprenez des 20m² meublés, à 100m de la plage et à 2km de tout le reste.
Impossible de trouver une chambre d’hôtel à moins de 50€ par nuit. Il faut quand même reconnaître la constance des locaux, car les établissements de 1 à 4 étoiles ont des chambres à 50€… C’est pourquoi nous avions opté pour un hôtel avec deux étoiles et vue sur la mer. Service minimal, petit déjeuner très basique, mais nous n’avions qu’à traverser la rue pour avoir les pieds dans le sable.

Kalamata (4)
Côté location, le système local ne permet pas de démarcher les locations longues durées car l’administratif est lourd. Il faut donc obligatoirement se tourner vers les locations pour touristes quasiment inexistantes. Et là, les prix sont exorbitants. Je me permet cet adjectif car j’ai cherché des locations sur l’ensemble du Péloponnèse ainsi que sur Athènes et nul part je ne suis tombée sur de tel tarif.
Ainsi hors-saison, on peut passer une semaine dans un 15m² (approximativement) pour 170€. A titre de comparaison, nous sommes actuellement dans un 23-25m² à 250€ pour 31 nuits ! Quand j’ai posé la question à l’un des rares propriétaires parlant anglais, je me suis entendu dire « chaque pays à ses tarifs ».

Kalamata (5)
Mais finalement ce qui nous a fait fuir si rapidement, plus que les tarifs locaux, c’est l’absence d’hospitalité. J’ai lu un article vantant la survivance de l’hospitalité grecque antique. Un article très positif, où une seule phrase spécifiait que cette hospitalité disparaît de plus en plus dans les lieux très fréquentés.
Ainsi les gens de Kalamata n’hésitent pas à hausser tout de suite la voix et à s’énerver si on tente de parler tarif, si on laisse une enfant choisir seule sa pâtisserie en posant un doigt sur une vitrine (si au moins elle avait été propre cette vitrine), si on ne parle pas grec…

Kalamata (3)
En fait depuis que nous voyageons avec un bébé, c’est la première fois que notre fille est si mal considérée. Et j’inclus dans mes comparaisons Paris et la France en général. Alors après une soirée d’échange de mails intensif sur un site de locations, de recherche d’horaires de bus et de ferry, nous sommes partis le plus rapidement possible de Kalamata.

Nous n’avons rien eu le temps de voir. Mais mon namoureux et ma fille ont pu se baigner et faire un château de sable, ramasser des galets (pour les peindre quelques jours plus tard), admirer des étoiles de mer et même bronzer. Et j’ai pu déjeuner avec mon amie (et visiter ensemble plusieurs appartements), prendre la mer en photo, me laisser surprendre par les maisons abandonnés côtoyant des demeures grandioses et par des enfants jouer avec des fusils d’assaut en plastique.

Kalamata (1)
Rendez-vous manqué à Kalamata, mais c’était finalement pour mieux découvrir l’île de Zakynthos et la ville d’Argasi, absolument incroyable hors-saison.

11 commentaires Ajoutez les votres
    1. Moi j’y suis presentement et jadore tous simplement peut être que vous aviez un trop petit budget c une bonne basse pour visiter les péloponnéses sparti et tout messinian je suis canadien mais même a 50 euro c 75 canadien pour trois ca me paraît normal en tous cas y aura toujours des insatisfait,,,,!!!!

      1. La situation est peut-être top, mais nous avons voyagé au final un an en Europe et Kalamata reste la ville avec l’accueil le plus désagréable et les chambres d’hôtels les plus chères.
        Ce n’est pas qu’une question de budget personnelle, c’est une ville qui vit du tourisme russe et qui finalement devient plus chère que Athènes ou Zakynthos, deux autres villes grecques.
        Et comme nous nous posons pour vivre à chaque fois, si le prix correspond mais que les locaux ne permettent pas les interactions, nous reprenons notre route. Ce qui était très clairement le cas à Kalamata.

    1. Merci d’avoir pris le temps de lire l’article, puis un autre alors que ce que j’écris ne semble pas du tout vous plaire. Car après tout comme vous, je ne m’arrête pas à la première impression et j’ai passé 4 nuits à Kalamata avant de partir ailleurs ne trouvant aucun logement pour un séjour d’un mois sur place !

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