Dans ma biblio #lectures d’été

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Y-a-t-il vraiment des lectures d’été ? Des livres plus propices aux longues soirées et au murmure des moustiques ?
Je suis incapable de répondre à cette question. Mais je sais qu’en voyage et surtout en vacances, j’aime emporter des livres qui pourront faire écho à ce qui m’entoure ou qui seront des vrais dépaysement. Je me souviens que chaque soir au Kirghizstan, alors que mes journées étaient dures, je trouvais réconfort à plonger dans Africa Trek. Par contre lors de mon dernier passage à Paris, ayant programmé de visiter l’exposition dédiée à Alexandra David-Néel, c’est le récit vers Lhassa de l’aventurière qui m’accompagnait.
En fait, j’emmène peu de lectures dites « faciles » de peur de finir trop vite mon livre et de me retrouver sans rien.

Voici donc mes dernières lectures, certains ont un parfum d’été, d’autres sont des invitations à prendre la route.

Vous pouvez commander ou noter les références de chaque livre en cliquant sur le titre.

Des livres pour voyager

Voyage d’une parisienne à Lhassa, d’Alexandra David-Néel (disponible actuellement uniquement en occasion ou en format électronique).
Impossible de ne pas connaître Alexandra David-Néel, au moins de réputation. C’est elle, la femme aventurière. On en parle parfois comme si elle était la seule (désolé Ella Maillart, Osa Johnson, Isabelle Eberhardt et les autres). Il faut dire qu’elle force le respect. À une époque où les Britanniques ont formellement interdit à tous les étrangers d’entrer dans plusieurs régions du Tibet, elle le vit comme un affront personnel et décide coûte que coûte d’aller jusqu’à Lhassa. Elle s’y reprendra à plusieurs fois avant d’y parvenir. Et finalement c’est dans le costume d’une mendiante, seule avec son fils adoptif (un véritable lama tibétain), qu’elle atteindra son but.
À la lecture de son récit, l’admiration est inévitable. Elle a un foutu caractère, bien présent dans la BD biographique que je vous avais déjà chroniqué. Elle semble n’avoir peur de rien et elle est incroyablement déterminée.
C’est également un récit très enrichissant sur le Tibet loin des images qu’on y associe aujourd’hui (enfin sauf pour ce qui est des paysages). Un voyage et un dépaysement en soi !

Camping vintage, de Laurence Bulle
Voici un petit livre à la couverture aussi colorée que mes souvenirs de camping. Le premier plaisir est de le feuilleter, idéalement avec un enfant. Ainsi j’ai pu m’exclamer plus d’un fois « oh, on avait les boîtes » ou « je jouais à ça ! »… Et en retour j’avais le droit à « c’est quoi ce truc ? » mais aussi « elles sont trop belles les chaises ! ».
À travers des photos, des publicités, des extraits de catalogues et des cartes postales, c’est tout l’univers du camping qui défile sous nos yeux : la tente, l’apéro, le matelas gonflable, les souvenirs, les radios, les jouets de plage, les jours de pluie, etc.
Et après le plaisir des photos, j’ai lu les textes, ici et là, puis plus sérieusement. Car le texte n’est pas anecdotique. L’auteur n’a pas seulement compilé des photos qui font sourire. J’ai appris que le matelas gonflable date de 1914, réfléchi au terme marketing de « plein air », que la pétanque ne s’appelle pétanque que depuis 1907.
Un livre à glisser dans les bagages pour s’occuper les jours de pluie sous la tente, ou à offrir en souvenir d’une époque partiellement révolue…

Portraits de Bruxelles, de Morgane Delaisse
Non, je n’ai aucun voyage prévu à Bruxelles prochainement (malheureusement). Mais ce livre n’est pas exactement un guide de voyage. Chaque « chapitre » est en réalité le portrait d’un Bruxellois d’origine ou d’adoption. Chacun évoque son lien à la ville, il peut s’agir d’un lien personnel ou professionnel. Un jeune brasseur évoque bien sûr la bière, mais également les initiatives locales. Un acteur revient sur l’humour et les belgicismes. D’un habitant à l’autre de nombreux sujets sont abordés, l’écologie et les déplacements en vélo, le street-art, les meilleurs frites, etc.
Puis chaque chapitre propose les meilleurs adresses de la personne qui a la parole. Il y a de tout, chacun a son quartier préféré et ses habitudes. Untel va surtout proposer des bars tandis qu’Unetelle est plus « visites culturelles ». Alors bien sûr, pour une première découverte de Bruxelles, on risque de passer à côté des incontournables. Mais en échange, je pense que vous aurez une meilleure idée de la vie sur place, de l’atmosphère de Bruxelles, changeante d’un quartier à l’autre.
Et clairement ça donne envie d’y retourner et d’y rester longuement pour se perdre au gré des rues.

Des romans légers et ensoleillés

Mosquitoland, de David Arnold
Mim est une ado dont les parents viennent tout juste de divorcer. Et c’est totalement par accident qu’elle découvre que sa mère est hospitalisée et semble aller vraiment mal. Elle décide immédiatement de prendre la route pour la retrouver, sans se douter que le chemin sera plus long que prévu.
Ce roman évoque à la fois un voyage physique (1524 km à travers les États-Unis) mais également personnelle. Dans les mots clés du roman, on pourrait ajouter folie, adolescence, amitié, harcèlement… La vie, la vraie, avec tous les trucs moches qui peuvent vous arriver, ainsi que les rencontres improbables et les personnes qui changent tout, est concentrée dans le périple de Mim.
Une quête personnelle, familiale, identitaire, humaine. Un roman loin de ce que la 4e de couverture laisse supposer, qui m’a beaucoup séduite. Je ne m’attendais pas à un personnage aussi complexe et aussi intéressant !

16 ans, 2 étés, de Aimée Friedman
Encore un roman qui cible plutôt un lectorat adolescent, avec premier baiser, champ de lavandes et cours de photographie.
Summer est sur le point de prendre l’avion à New-York pour passer l’été chez son père dans le sud de la France. Mais au moment d’embarquer son téléphone sonne.
Tout le récit est habilement construit à partir de cette idée : que ce passe-t-il si elle décroche ? Que se passe-t-il si elle ne décroche pas ? D’un chapitre à l’autre, on passe d’une version à l’autre de l’été de Summer. D’un côté il y a l’été en France, la douceur du sud de la France, le charme des français… De l’autre, il y a la routine mais également les amitiés qui changent avec l’âge et la découverte de la photographie via un cours d’été.
J’aime les romans pour ados qui sont vraiment pour les ados (et non pour « jeunes adultes »). L’auteur saisit habilement l’envie de grandir, de trouver sa voix, mais également la peur de perdre ses amis, de se perdre soi. Et surtout l’ensemble est bien écrit, on ne perd jamais le fil des deux histoires qui avancent en parallèle.

Des livres pour les enfants

À New-York chez mamie, de Lauren Castillo
Un petit garçon est obligé de passer quelques jours à New-York. S’il aime fort sa mamie, il n’aime pas du tout New-York, trop bruyante, trop bondée, trop effrayante. Mais sa mamie aime New-York et décide de lui montrer pourquoi c’est un endroit parfait pour une mamie.
Voici New-York sans Statue de la liberté, mais avec des habitants chaleureux qui y vivent tous les jours. J’ai avant tout été séduite par les couleurs de cet album et j’aime le message qu’il nous transmet. Oui une ville peut être bruyante et effrayante, mais il suffit de savoir bien regarder et y prendre part pour rendre l’ensemble bien plus agréable.

Copain Jeux, en voyage, aux éditions Milan
Je n’avais pas eu entre les mains un livre « copain de » depuis ma propre enfance. Autant dire qu’ils ont pris un sérieux coup de jeune, qu’ils se sont allégés (en poids), mais que l’esprit est toujours le même : un livre avec des tonnes de trucs dedans.
Techniquement ce livre là ne contient quasiment que des choses que je connais déjà. Mais surtout des choses que je n’ai pas à disposition quand j’en ai besoin. Du genre « maman on fait un jeu » quand on est dans le train et que je n’ai pas envie de faire ma dixième partie de 7 familles mais qu’aucune autre idée ne me vient.
Le livre met également fin à des discussions sur les règles exactes entre mon amoureux et moi (non pas en déterminant qui a raison ou tord mais en décrétant que maintenant on joue ainsi).
Ainsi dans ce livre il y a des jeux sans matériel pour passer le temps en voiture, en train, en avion, mais aussi pour les jours de pluie. On y trouve le petit bac, le cadavre exquis, le magic touch, le morpion, le pouilleux, etc.
Un livre à glisser dans le sac pour les longs trajets !

Certains des livres ici présents ont été reçus gratuitement. Chaque avis n’en est pas moins personnel.

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2 réponses à Dans ma biblio #lectures d’été

  1. Aurélie dit :

    Merci pour ces suggestions ! Le voyage d’une parisienne à Lhassa me tente bien, tout comme les deux livres plus ados… De mon côté récemment j’ai lu et aimé « 1000 femmes blanches » de Jim Fergus, un voyage dans l’ouest américain avec les Cheyennes et leurs épouses blanches données par le gouvernement américain. J’ai aussi beaucoup aimé « Partir », de Tina Seskis, qui raconte l’histoire d’une femme qui décide de changer de vie du jour au lendemain… Un thriller au top.
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    • Tiphanya dit :

      J’ai lu il y a pas mal d’années « 1000 femmes blanches » et le côté fait historique m’avait vraiment mise mal à l’aise.
      Par contre côté polar, je viens juste de finir « deadline » en suède. Ambiance de Noël en plein froid, parfait en période de canicule 😉 Je vais voir si « partir » est dispo à la bibliothèque.

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