Parent d’une ado en IEF … et silencieuse

Je plaide coupable de ce que j’ai longtemps reprocher aux autres parents. Pas directement, juste en mon for intérieur car je sais me tenir (plus ou moins) en société.

Quand ma fille était toute petite et que je cherchais des pistes pour son instruction en famille, je devais lire en anglais car il n’existait quasiment rien en français. J’avais malgré tout beaucoup de difficultés à trouver des témoignages (aussi bien une vision globale que des récits du quotidien) dès que les enfants concernés avaient plus de 10 ans. Difficile de se projeter dans ces conditions. J’ai donc surtout lu des essais ou les publications liés à des enquêtes universitaires.

C’est aussi ce qui m’a motivé à ouvrir le site Mon autre reflet (qui n’existe plus aujourd’hui) et à partager régulièrement sur mon blog. À présent, j’utilise en priorité Instagram et mes partages sont de plus en plus espacés.

À mon tour, je rejoins la cohorte des parents d’ados en IEF, ceux qui ne racontent pas grand-chose et laissent les parents qui débutent le bec dans l’eau. Maintenant que je suis quasiment arrivée de l’autre côté de l’aventure (ma fille ayant bientôt 15 ans, on se rapproche sérieusement de la fin de l’instruction obligatoire), je dois dire que je comprends tout ce qui ne n’en parle pas.

C’est mignon de partager une fleur géante, peinte dans le cadre d’une étude sur les États-Unis qui nous a débouché sur une rencontre avec les œuvres de l’artiste Georgia O’Keffee. C’est mignon, coloré, vivant, photogénique. Les explications sont relativement basiques et tous les parents qui le souhaitent peuvent reproduire l’expérience chez eux.

Moi, ce matin, j’ai corrigé des calculs de masse volumique…
Ça vend moins du rêve !
Puis j’ai préparé des exercices de manipulation pour former l’impératif en italien. J’ai râlé car les 30 pages quotidiennes de Pluie et vent sur Télumée Miracle n’avaient pas encore été lu. En maths, j’ai juste demandé « tu as des questions ? » (et j’étais ravie que la réponse soit « non »).
Bien entendu, je n’ai pris aucune photo de ces différents apprentissages, ça rend moins bien qu’une fleur géante.

Je ne vois pas trop en quoi je pourrais inspirer qui que ce soit, car on suit le programme de l’Éducation Nationale car elle veut s’inscrire au bac (et en candidat libre, il y a plein d’épreuves dès l’année de première). Donc nous piochons dans des manuels ou sur des sites internet « sérieux ». L’ensemble nous occupe énormément, pas forcément plus que ce que nous faisions avant, mais puisque l’élan n’est pas juste notre curiosité (mais sa volonté de passer le bac), une partie de notre énergie est dirigée vers « rester concentrée ».

Fini l’époque où je pouvais créer des supports sur mesure, à partir de ce qui suscitait sa curiosité !

Du coup, pour me faire pardonner, je vous propose deux choses en lien avec cet article :
– posez vos questions en commentaire et j’y répondrai ;
– rendez-vous sur ma page Ko-Fi pour découvrir de nombreux supports que j’ai créé ces dernières années. Ils ont été pensé pour ma fille avant toute chose mais je me dis que ça peut être utile à d’autres.

Et qui sait, je reviendrai peut-être publier ici de temps en temps. Après tout, Halloween approche et en général j’aime partager sur mes lectures et bricolages de saison.

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