Voyage à Montréal, quand la mémoire fait défaut

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Il y a des voyages qui vous marquent pour toute la vie et d’autres qui ne sont qu’un amas confus de souvenirs. Et je n’arrive pas à comprendre pourquoi je me souviens si peu de mon voyage à Montréal où j’ai effectué un stage de deux mois. J’ai pourtant un souvenir très précis de ce jour de cours à Blois, lorsque j’ai fait des pieds et des mains pour qu’une prof accepte d’inclure ma candidature pour un stage auprès de l’un de ces contacts au Canada. Je me moquais bien du stage en question, seule la destination m’importait.

Je suis arrivée à Montréal au milieu du printemps, en 2003. J’avais 20 ans. Ce n’était pas mon premier voyage seule, par contre c’était ma première expérience professionnelle à l’étranger. Je suis partie de chez moi, en France, en pleurant. Je suis partie de ce que je considérais comme mon chez moi, à Montréal, en pleurant. Entre les deux il ne s’est pourtant écoulé que trois mois.

Montréal

Montréal, vue depuis Westmount

Montréal a été pour moi un échantillon de la vie étudiante, loin de ce que mon quotidien en BTS dans une petite ville m’offrait. J’étais inscrite à des cours de salsa et de merengue. Je sortais dans un club de salsa une fois par semaine. Je profitais à fond de tous les festivals : Francopholies, Juste pour Rire, le mondial SAQ (des feux d’artifice), le Festival international de jazz, Mosaïcultures (des sculptures florales), les Nuits d’Afrique. C’est aussi l’époque où j’ai commencé à aller régulièrement au cinéma pour voir tout et n’importe quoi, découvrir mes goûts, étendre ma culture cinématographique.

Je me souviens d’une soirée où je flânais dans les rues encore animées du centre ville en compagnie de ma colocataire. Nous sortions d’un cours de salsa. Par hasard nous avons découvert que le dernier tome de la série Harry Potter allait être mis en vente dans quelques minutes, dès que minuit retentirait. Alors nous sommes entrées dans la première librairie ouverte pour faire la queue avec des dizaines d’autres jeunes.

Mosaïcultures, une légende belge, la ducasse de Mons

Mosaïculture, une légende québécoise, la Terre-Mère

Pourtant tous les jours j’enfilais un tailleur pour travailler dans un bureau, passant du français à l’anglais avec une aisance que je ne me connaissais pas. Je maniais même quelques expressions québécoises avec suffisamment d’habilité pour ne choquer aucune personne que je côtoyais, alors même que mon cerveau s’offusquait de telles tournures de phrase.

Mon album photo (ridiculement petit en comparaison d’autres séjours) témoigne que j’ai également été une touriste, visitant quelques musées, me promenant dans divers quartiers. Je n’en ai aucun souvenir ! D’ailleurs ces moments ont à peine été écrits dans mon carnet de voyage.

Le jardin botanique et son ambiance japonaise

Le jardin botanique et son espace chinois

L’église Saint John l’Evangéliste

Il y a certains voyages qui nous marquent pour la vie, d’autres qui ne sont que des tranches de vie. Je n’ai pas visité Montréal, je n’ai pas vraiment voyagé au Canada, je crois que j’ai juste appris ce qu’était grandir, être autonome, vivre dans une grande ville, faire ses propres choix et assumer ses goûts.

Alors autant dire qu’aujourd’hui le Canada est un pays que je souhaite vraiment découvrir. J’aimerai aller rendre visite à Kenza qui partage de magnifiques photos de Winnipeg, faire l’une des randonnées présentées par Eve (et la rencontrer par la même occasion). Je voudrais prendre le train et traverser tout le pays, juste pour le plaisir d’être dans un train, mais aussi à cause des articles de Marie-Julie.

Et bien sûr j’aimerai emmener Nine avec moi. Par contre elle a déjà précisé qu’elle voulait y aller en automne avant toute chose.

Boulevard St Laurent

Pour l’organisation des détails pratiques de mon stage, je m’étais rapprochée de l’Office Franco-Québécois pour la Jeunesse. C’était il y a longtemps, les choses changent, mais je garde un bon souvenirs de leur accueil et des informations pratiques et concrètes qui m’avaient été données.
Pour partir en simples vacances, il est possible de réserver son voyage en famille au Canada avec Comptoir des voyages. Ou alors vous pouvez prendre de simples billets d’avion et partir à l’aventure. N’oubliez pas que le Canada est grand quand même.
Et si vous êtes amateurs de festivals, sachez que Montréal en juin et juillet, c’est vraiment le meilleur moment !

En attendant, je vais continuer à laisser Nine rêver sur mon album photo et faire des provisions de sirop d’érable.

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6 réponses à Voyage à Montréal, quand la mémoire fait défaut

  1. Isa LISE dit :

    Jolie tranche de vie où, pour ma part, je trouve bien présents tes souvenirs. 🙂 Moins ceux sur la découverte touristique, peut-être parce que le plus important était alors l’adulte que tu construisais..
    Isa en mode psy de comptoir 😉

    • Tiphanya dit :

      Pour cet article, j’ai relu tout mon carnet de voyage et regardé mon album photo. Je ne me souviens pas de la ville, ni des musées. J’ai été surprise de lire que j’avais fait telle ou telle visite. Mais en écrivant l’article, je suis arrivée à la même conclusion que toi, j’étais trop occupée à grandir pour faire autre chose.

  2. en attendant, il reste les sucettes au sirop d’érable du marché de noël :p
    aurelie@travelingaddress Articles récents…Randonnée The Narrows : les pieds dans l’eauMy Profile

    • Tiphanya dit :

      Cette année je vais faire un petit stock de sucettes et redemander encore et toujours pourquoi ils n’ont pas les petits bonbons ! Qui sait, ils finiront peut-être par en apporter.

  3. Julien dit :

    J’aime également me replonger dans mes anciennes aventures. J’ai souvent l’impression que c’était une autre vie alors que cela remonte parfois à moins de 15 ans 😀

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