Devenir prof ?

La semaine dernière se terminait pour moi un « stage » de deux mois en tant que prof de FLE (français langue étrangère). Ce n’était pas ma première expérience. Je voulais surtout commencer ma deuxième année de master dans un bon état d’esprit. Et faire le point aussi.

Jusqu’à présent j’avais travaillé dans trois écoles, l’une sans fenêtre, l’autre sans aucun livre et la dernière sans électricité. Quoique à la réflexion la première ne devait pas avoir l’électricité non plus. Et j’ai donné des cours privé, à des Anglais, Italiens, Américains, Danois, Chinois, Malais, Espagnol et Japonais, à domicile ou dans des cafés.
C’était sympa, mais peut-être pas de là à devenir le métier de mes rêves. Moi ce que j’aime, c’est écrire. Des articles, des nouvelles, des histoires pour les enfants.

Mais il y a ce stage que je viens de terminer. Avec une clientèle asiatique, adulte, exigeante, dans une vraie école. Je n’avais pas de salle de classe, rien qu’un hall d’entrée. J’ai régulièrement découvert que certaines personnes assises dans un coin assisté à mon cours lors de la distribution des photocopies. « Madame, je n’ai pas !« . Ce côté informel du hall donne l’illusion que les élèves peuvent arriver à n’importe quelle heure, mais aussi partir quand ils veulent.
Malgré tout, j’étais dans une vraie école avec un tableau blanc, des marqueurs, un projecteur relié à un ordinateur portable (bon le mien, mais quand même) et même la possibilité d’avoir du son ! Il y avait aussi une vraie salle des profs avec des manuels et des photocopieuses.
En deux mois, certains étudiants ont appris à arriver à l’heure ou à s’excuser pour leur retard. D’autres ont appris à rester jusqu’au bout ou alors à ne pas venir du tout. Je n’arrive pas à savoir si je leur ai apporté beaucoup. Un constat me rassure, le précédent stagiaire n’avait que trois élèves à son tout dernier cours. J’ai fini avec mes effectifs quasiment intacts. Un élève (qui tient un restaurant coréen que je veux absolument tester, un autre prof en ayant vanté les mérites), m’a même remis un cadeau.
Et surtout, surtout, j’ai adoré faire ça. Choisir des dictées entrant dans le thème de la semaine (alors que je déteste le principe de la dictée), bricoler des recettes, faire le « guide » à la sortie culturelle du mois, expliquer l’art du SMS.

Alors est-ce que j’ai envie d’être prof de FLE ? Oui, mais encore faut-il trouver du boulot sur Paris.
Affaire à suivre.

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