Club lecture : l’Afrique

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club lectureJe suis de nouveau correctement connectée à internet et j’ai donc mis à jour tous les billets précédents du club lecture estival. N’hésitez pas à lire les participations des autres lecteurs. J’ai aussi procédé aux tirages au sort pour les lots à gagner lors de la semaine Amérique du Nord et celle sur l’Europe.

Cette semaine, nous plongeons au coeur du continent africain, mon continent de prédilection.

Voici quelques ressources pour aller plus loin que la lecture :
– un dossier sur le Sénégal et de nombreuses idées d’activités sur le pays ;
– de nombreuses activités manuels (sur l’Afrique, comme si c’était un seul gigantesque pays uni, mais j’avoue que certaines activités sont très sympas) ;
fabriquer un targui, jeu de société touareg ;

Passons maintenant à nos propres lectures se déroulant en Afrique.

dessin AfriqueJ’ai trouvé à la bibliothèque un livre fantastique pour dessiner : Dessine et peins l’Afrique d’Isabelle Bochot.
Il y a une double sensibilisation : géographique et artistique. Tout d’abord l’Afrique est divisé en 5 zones géographiques, soit 5 visions graphiques et 5 ambiances. Par ailleurs, les activités nécessitent du matériel très différent de l’une à l’autre, sans grande difficulté pour les enfants.
Nine et moi, nous nous sommes donc installées avec de la peinture et des feutres pour dessiner un village de pêcheurs à Madagascar. Nous avons également sélectionné trois autres activités que nous aimerions beaucoup faire.
Dessine et peins l’Afrique est un livre vraiment bien fait, clair et accessible même à ceux qui ne savent pas dessiner (comme moi).

Pour aller plus loin dans la découverte des arts africains, j’ai aussi proposé à Nine, un livre que je possède depuis des années et que j’aime beaucoup : L’Afrique, petit Chaka.
Un petit garçon interroge son grand-père sur son enfance. J’aime le rythme du texte, les illustrations proches de l’esprit de certains carnets de voyage et l’intégration pertinente de sculptures. Par contre Nine est encore un peu jeune pour tout saisir. Nous l’avons lu hier soir et elle avait beaucoup de questions. Je pense que nous allons le relire plusieurs fois ou le laisser de côté pendant 6 mois ou 6 ans. Après tout, c’est elle qui choisit ce que nous lisons la plupart du temps.

L'Afrique petit chaka

Enfin, j’ai pris le temps de lire un récit rien que pour moi.
Le dernier éléphant attendait depuis des années dans ma bibliothèque. En effet ce livre a été écrit par l’un de mes professeurs à l’INALCO.
Jean-Luc Ville a étudié les Waata, communauté de chasseurs-cueilleurs au Kenya. De sa rencontre avec Abadjila Guyo, il nous offre le portrait d’une société en voie de disparition, mais aussi des éléments de réponses sur la présence (ou plutôt l’absence) d’animaux sauvages dans la région.
J’adore observer et comprendre comment chacun vit. Et j’ai vu ce livre comme une chance incroyable. Une chance pour Abadjila Guyo qui en rencontrant J.-L. Ville peut transmettre son histoire et la rendre éternelle. Une chance pour J.-L. Ville d’écouter et d’apprendre directement d’un homme qui a connu une époque de transition : enfant dans une communauté forte, adulte sous l’oppression des blancs, vieil homme dans un monde qui peine à se réinventer.
Et puis finalement une chance pour moi, de plonger dans un monde si loin, si riche, si différent. Un monde où les hommes chassaient les éléphants avec un arc, une flèche et du poison.

Voici les participations des autres membres du club lecture à la conquête du monde :

Rendez-vous la semaine prochaine, pour partir à la découverte du Proche Orient et de l’Asie Centrale. Et n’oubliez pas, que vous pouvez prendre l’aventure en route, ne participez qu’une ou deux fois, bref, c’est l’été, lire doit être un plaisir. À bientôt !

11 commentaires Ajoutez les votres
  1. Hello !
    Cette semaine nous avons choisi le livre « Mabo et la hyène » d’après un conte du Mali.

    Résumé :
    Mabo est un petit garçon qui, lorsque sa maman tombe malade, veut l’aider en allant chercher de l’eau au puits de la brousse à sa place. Mais voilà, le puits est gardé par une hyène. Qui de Mabo ou de la hyène sera le plus malin ?

    Commentaire:
    Livre aux illustrations simples mais très jolies et colorées. Le texte ressort bien par rapport aux images. Ce livre permet d’aborder plusieurs thèmes comme les animaux, la musique, les plantes d’Afrique…
    Le plus : un CD qui permet d’écouter le conte, un chant du Mali et quelques instruments dont le descriptif est donné à la fin du livre.

    Ici nous avons eu beaucoup de questions notamment sur la hyène et son comportement.

    Sinon, nous avions lu il y a quelques temps les livres suivants :
    Y a t il des ours en afrique
    Alba
    Et écouté les musiques du livre suivant :
    Mes comptines d’Afrique

    Voici un lien pour faire quelques activités manuelles avec les enfants

    Voilààààà !
    @+
    Yza

    1. Merci de ta participation. Je ne connais pas Mabo, par contre « y a t-il des ours en Afrique » est lu et relu très souvent. En plus j’aime bien y trouver quelques mots de swahili (que j’ai appris).

      1. C’est vrai que j’aime bien quand il y a des mots dans la langue d’origine, je trouve ça plus sympa et ça permet de s’imerger un peu plus dans le monde du personnage.
        Il faut dire que les langues m’intéressent plus depuis que je ne vais plus à l’école ! Bizarre …. ;o)

  2. Un passage express en Afrique. Nous ne sommes pas allés plus loin que l’histoire, la semaine a déjà été bien remplie.
    Le livre de dessins me plaît beaucoup, je vais regarder s’ils l’ont à notre médiathèque.

    1. ça peut valoir le coup de suggérer l’achat à la bibliothèque. En général ils n’aiment pas les non-nouveautés mais celui-ci est beau. Depuis j’ai aussi fait un caméléon (juste pour moi, Nine n’était pas intéressée).

  3. P. a flashé sur le format (50cm de haut !) sur les rayonnages de la bibliothèque municipale : L’Afrique de Zigomar, de Philippe Corentin est notre belle surprise de la semaine.

    Le résumé :
    Pipioli, un souriceau, veut partir en Afrique avec son ami l’hirondelle. Celle-ci ne peut l’emmener, mais le merle Zigomar propose ses services. Zigomar connaît la direction de l’Afrique : « tu regardes où se lève le soleil, tu vas tout droit et au premier éléphant, c’est l’Afrique. ». Accompagné d’une grenouille en mal de voyages, Pipioli embarque sur le dos du merle et découvre une drôle d’Afrique… polaire !

    L’avis de P., 4 ans et demi :
    J’ai tout de suite vu qu’ils allaient au Pôle Nord parce que quand ils croisent des oies, ça veut dire qu’ils se trompent de sens. En plus je connais les animaux du Pôle Nord et on les voit tous dans le livre : les phoques, l’ours polaire, les pingouins, et même les rennes. C’est très rigolo de les voir se tromper et confondre les animaux du Pôle Nord avec les animaux de l’Afrique. Mais on voit bien aussi qu’il peut y avoir des ressemblances : par exemple le lion de mer et l’éléphant ont tous les deux des défenses (c’est pour ça que Zigomar croit que c’est des éléphants) et l’ours polaire et le lion sont dangereux, donc Zigomar croit qu’il est attaqué par un lion alors que c’est un ours.

    L’avis de maman :
    Illustrations simples mais réussies, avec un format littéralement « extraordinaire ». Pour les tout-petits, comme le petit frère de P., qui a 2 ans et demi, c’est l’occasion de dresser un bestiaire de l’Afrique et du Pôle Nord. L’aîné a aimé cette dimension tout en étant sensible à la morale qui se dégage de cette histoire. En effet, le titre résume le message du livre. Ce que Zigomar voit au Pôle Nord, c’est SON Afrique, celle qu’on lui a raconté, constituée de certains éléments immédiatement reconnaissables. Peu importe alors l’aspect étrange des éléphants, ou les doutes de ses compagnons : il est en Afrique. Mais en restant enfermé dans ce qu’il croit savoir sur l’Afrique, en relisant le Pôle Nord selon ses clichés, Zigomar va d’erreur en erreur, jusqu’à reconnaître dans l’esquimau devant son igloo un « indigène devant sa case ». Cet aveuglement peut être lu comme un encouragement à ne pas s’enfermer dans ses a priori sur un endroit pour voyager les yeux vraiment ouverts… et ne pas se tromper soi-même !

    1. J’ai déjà entendu parler de ce livre à plusieurs reprises sans jamais avoir pris le temps de le lire. Il faudrait peut-être que je le découvre !

  4. Cette semaine nous avons lus:
    « Comment les girafes disent-elles maman? »
    Aux éditions écoles des loisirs.

    Commentaire de S:
    Ce sont les mamans animaux (rhinocéros, éléphants, girafes etc…) qui emmènent les enfants à l’école. La maîtresse (une humaine) fait l’appel mais le girafon est muet. Tout le monde cherche une solution pour qu’il puisse parlé. A un moment le lion rugit et toutes les mamans reviennent à l’école cherché leur bébé.
    A la fin on apprend par l’éléphante que les girafes avec leur long cou n’ont pas de cordes vocales, donc elles communiquent par geste comme pour la langue des signes.
    J’ai adoré ce livre, parce que je commence à apprendre la langue des signes moi aussi.

    Merci

      1. Oui et non, S. à soupiré quand j’ai parlé d’école, mais le bébé de la maîtresse est avec elle (en « écharpe »). Le livre se passe en Afrique je pense. A part les mots il n’y rien de « scolaire ».
        isbn: 2 211 080 61 8

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